Montre plus Elle espère encore et charge sa confidente de tout faire pour lui gagner l’amour d’Hippolyte. Aujourd’hui : "Phèdre" de Jean Racine, un enregistrement d’octobre 2015 réalisé au Studio 104 de la Maison de la radio avec les comédiens de la Comédie-Française.Dernière grande tragédie de Racine, créée en 1677, Après l’aveu, quel dénouement ? contre nature qu’elle voue à son beau-fils Hippolyte. Tirade de Théramène racontant la mort d'Hippolyte, dans Phèdre de Racine (Acte V, Scène 6) Théramène. De vos douleurs la cause m'est connue, Cela lui permet de nous apprendre, dès le deuxième vers, où se situe l'action de la pièce :Si ce vers est essentiellement destiné à renseigner le spectateur, cela se fait d'une façon parfaitement naturelle. » (IV, 2, 1149) Théramène s'étonne alors qu'Hippolyte puisse partager les préventions de Thésée envers la sœur de ceux qui ont comploté contre lui (vers 52-55). » Puis c’est Theramene qui, au vers 28, voit dans cette cette scene que « des dieux triomphe la colere. L’extrait étudié est la tirade de Théramène, de « A peine nous sortions des portes de Trézène » jusqu’ à « Et que méconnaîtrait l’oeil même de son père ». » (I, 3, 249) et encore : « Puisque Vénus le veut » (I, 3, 257), « Je reconnus Vénus et ses feux redoutables, /D’un sang qu’elle poursuit tourments inévitables. Il n'y a aucune raison, en effet, de ne pas croire Hippolyte lorsqu'il dit que Thésée s'est assagi et que Phèdre semble avoir réussi, du moins au bout d'un certain temps (« depuis longtemps Â» laisse entendre que Thésée a eu quelques aventures extra-conjugales au début de son mariage) à guérir son mari de son « inconstance fatale Â». Consciente de sa propre monstruosité, elle meurt pour sauver son honneur. Il est un Hippolyte et Aricie s'aiment mais comment imaginer qu’Aricie (« reste d'un sang fatal ») épouse le fils du meurtrier de ses frères, en l’occurrence Thésée ? Phèdre qui avoue son amour enclenche une suite qui mène à la mort ; les propos qu’elle tient à son époux à qui elle laisse entendre que sa vertu et l’honneur de Thésée ont été bafoués, annoncent l’issue fatale. La brièveté de la phrase, empreinte d'une légère ironie, ne laisse aucun doute sur ses sentiments : Phèdre est maintenant, si l'on ose dire, le cadet de ses soucis. Consciente de sa propre monstruosité, elle meurt pour sauver son honneur.Le récit de Théramène est interprété ici par Michel Favory, avec Elsa Lepoivre dans le rôle de Phèdre. Avant d’être confronté à son père, il se convainc que « l’innocence n’a rien à redouter » (III, 6, 996) et au moment de mourir il désigne les responsables tout en se disculpant : « Le ciel, dit-il, m’arrache une innocente vie. Il ordonne alors qu'on informe son fils qu'il souhaite le voir et l'entendre et prie Neptune de ne pas exaucer son vœu de vengeance à l'égard d'Hippolyte. Les fils de la tragédie sont déjà noués et se resserrent irrémédiablement sur les personnages jusqu’à les confronter avec leur fatalité : la mort. Il lui confie également son amour interdit pour Aricie. Montre plus C'est un écrivain de fables comme Jean de la Fontaine à un autre siècle. Introduction

Il a jugé qu'il ne pouvait pas avouer spontanément et sans réticences à Théramène une chose qu'il avait toujours soigneusement cachée jusqu'ici. Son oeuvre s’inscrit dans le classicismedont il respecte les règles. Ce n'est pourtant nullement à cause de l'arrivée de Phèdre, mais à cause de celle d'Aricie qui, nous le saurons plus tard Si l'erreur de Théramène est tout à fait normale, il n'en est pas de même de celle d'un certain nombre de critiques qui s'appuient sur cette réplique d'Hippolyte pour prétendre que c'est Phèdre qu'il fuit, et qui, à la différence de Théramène, refusent de le croire lorsqu'il détrompe celui-ci et lui dit que ce n'est pas Phèdre qu'il fuit, mais Aricie.

» (I, 3, 264) Ensuite, elle impose le silence à son entourage car entendre le nom d’Hippolyte, c’est entendre sa faute et son aveu : « J’ai même défendu, par une expresse loi, /Qu’on osât prononcer votre nom devant moi.