Certains de ces sites sont parfois « folkloriques ».

Or, parmi ce fouillis urbain, une maison a retenu l’attention des chrétiens dès les premiers siècles du christianisme (c’est la partie rosée sur le plan). Vue aérienne de Capharnaüm (photo : BiblePlaces.com) La petite ville de Capharnaüm, sur la rive nord du Lac de Tibériade, n’est mentionnée que dans le Nouveau Testament.

Sur des témoignages écrits anciens et sur les fouilles archéologiques, bien entendu.

Elle se situait sous les fondations d’un édifice religieux, une église de forme octogonale (construite au 4ème siècle). Israël, la Palestine et les responsables des lieux saints présentent souvent aux visiteurs des sites qu’ils associent à la vie de Jésus telle que décrite dans les Évangiles. Beaucoup de sites en effet évoquent les faits et gestes du Christ, telle l’ancienne cité de Capharnaüm.

Belle maison en pierre avec 5 chambres, une autre petite maison en pierre, granges, hangars, écuries, dépendances sur 37.393m2 de t. Agence Newton. La maison est restée dans l’oubli jusqu’à ce qu’on la retrouve en 1968.

Report. Elle recouvre et protège les ruines de cette Maison vénérée. Parmi les indices trouvés dans la maison, des graffitis sur les murs plâtrés mentionnent « Jésus, Seigneur et Christ ». Ce qui fait qu’aujourd’hui, on n’a plus accès à l’ensemble de la maison sinon par une ouverture pratiquée dans le plancher de l’église franciscaine, ou par une vue partielle sous le ventre de l’araignée. Bien dommage. Le plancher de la pièce centrale est recouvert de mosaïques. Nous ne pouvons affirmer hors de tout doute qu’il s’agit bien de la maison de Pierre.

Playing next. Ce seul indice n’est pas concluant pour dire qu’il s’agit vraiment de la maison de Pierre mais, associé à ce qui suit, il prend toute sa valeur significative. Browse more videos. Il est probable que nous ayons affaire à la maison de Simon-Pierre, un des douze apôtres. Les fouilles ont permis de retrouver des objets usuels datant du 1er siècle, ainsi que des jarres, ce qui tendrait à confirmer l’usage public de l’édifice dès la fin du 1er siècle. Cette maison de Pierre est un cas unique dans l’histoire de l’archéologie palestinienne.

Je vous suggère de lire quelques passages des évangiles associés à cette maison comme      Pendant plusieurs décennies, les visiteurs pouvaient encore voir ces restes dans leur environnement naturel, jusqu’à ce que les Franciscains décident de construire une église par-dessus, église qui ressemble plus à un vaisseau spatial de la Guerre des Étoiles, ou à une grosse araignée de béton, qu’à une reproduction de la basilique octogonale. Celle-ci, construite en bonne patrie dans l’enclos du 4e siècle, déborde aussi au sud et à l’est (partie noire sur le plan). La maison de Pierre à Capharnaüm. A cette époque on a construit un édifice religieux octogonal (évoqué plus haut) probablement pour protéger l’emplacement de la maison vénérée, la maison de l’apôtre Pierre.On peut penser qu’il s’agit alors du petit édifice dont parle la pélerine Egérie.Quelques années plus tard, au 5ème siècle, l’emplacement est aménagé différemment : on conserve bien sûr la pièce centrale de la Maison du 1er siècle ; une petite abside a été ajoutée du côté est ; peut-être s’agit-il d’un baptistère ; en effet il était de coutume à cette époque d’adjoindre aux églises un baptistère côté est, côté du soleil levant, symbole de résurrection.L’église octogonale du 4ème siècle était connue des pèlerins du 6ème siècle mais fut détruite par les Perses en 614.La Maison de Pierre est restée dans l’oubli jusqu’à ce que des archéologues la dégagent des ruines en 1968.Peu de lieux en Israël nous rapprochent autant des personnages évangéliques qui occupent une place privilégiée dans la Tradition chrétienne : Jésus et les apôtres.Pendant plusieurs décennies, les visiteurs (et j’ai eu cette chance) pouvaient encore voir le résultat de ces fouilles dans leur environnement naturel ; mais les Franciscains (Custodie de la Terre Sainte), responsables de ces lieux, en 1990 ont décidé de construire une église qui recouvre les vestiges décrits ci-dessus.Aujourd’hui, hélas, les visiteurs n’ont accès à la Maison de Pierre que par une ouverture pratiquée dans le plancher de la nouvelle église ; ce qui constitue une solution peu heureuse. 1:22.

Cette maison de 5,8 m X 6,45 m se distinguait des autres en ce qu’elle possédait des murs plâtrés dès le milieu du 1er siècle. Celles-ci ont mis à jour une partie importante des maisons qui formaient le village de pêcheurs. Elle avait été édifiée sur un remblai de basalte ; les archéologues ont pensé dans un premier temps que c’était la base de la synagogue du 1er siècle où le Christ a prononcé son discours sur le Pain de Vie (Jn 6). On peut voir sur la présente photo ce qui reste de la construction octogonale du 5e siècle.

De nos jours des pèlerins du monde entier partent pour la Terre d’Israël marcher sur les pas du prophète Jésus (son nom hébreu était Yéshoua). Elle sera détruite par les Perses en 614, comme ce fut le cas de la plupart des lieux saints à leur arrivée en Palestine.

Le type de construction de ce mur en pierres de basalte correspond à ce que l’on trouve ailleurs, dans les autres maisons du village de Capharnaüm. Dès le 4e siècle, cette maison, bien qu’elle ressemble à tant d’autres maisons découvertes sur le site, s’est trouvée isolée du reste de celles qui l’entouraient par un grand mur de près de 120 m de long sur tout son pourtour, mur dans lequel on avait pratiqué deux ouvertures. A Capharnaüm, la maison de Pierre. Les certitudes absolues sont rares en archéologie, mais ici des indices nombreux et convergents permettent sans grande chance d’erreur de conserver ce nom à cet ensemble architectural.

S’il s’agit de la maison de Pierre, on peut dire qu’il s’agit ici d’un mur ayant reçu l’apôtre ainsi que son plus célèbre visiteur, Jésus de Nazareth. Cette église octogonale existait encore durant la deuxième moitié du 6e siècle puisqu’un pèlerin anonyme en fait mention dans ses écrits de voyage. Peu de lieux en Israël nous rapprochent autant de ces personnages qui occupent une place privilégiée dans la tradition chrétienne. Une partie de ces murs s’appuie sur de grosses pierres de basalte noires qui formaient une partie du mur de la maison du 1er siècle.